A tou.te.s les personnes emprisonné·e·s / enrajé·e·s

A tou.te.s les personnes emprisonné·e·s / enrajé·e·s / déterminé·e·s à construire un futur meilleur, qu’ielles soient d’Algérie ou d’ailleurs.

Rugir. Eclater. Faire sauter ces murs de charbon, noirs de dépit, de résignation.

Ouvrir des lignes d’horizon, faire danser les sourires, dont cette révolution a pris si tendrement le nom.

Paré·e·s de l’étoffe de la liberté, iels marchaient droit·e·s, sans rouge au front, sur les décombres de ce pouvoir arbitraire. Iels prenaient les boulevards. Hakim, Djalal, et les autres, étaient conscient·e·s qu’iels encourageaient le vent à devenir tempête, à prendre sa place, gonflé d’envies de changement.

Depuis trop longtemps, le plomb pesait sur les épaules des survivant·e·s, raclant le fond des abysses de son encre colossale, et dévorant tout espoir. Les yeux rivés vers le bleu, certains, certaines, avaient tenté l’ailleurs. Mais combien de temps tiendraient-iels loin des leurs, dans la grisaille et le sentiment, souvent, d’être de trop ?

Quand survient la balafre. La tâche électorale. Celle qui abîme encore un peu plus, réouvre la plaie. Que le sang coule, mais cette fois, pas gratuitement. « On veut qu’il serve de ciment pour construire. » Voici le cri d’alarme de la Révolution. Pour Agir, pour Nous, pour pouvoir Dire. Haut et fort, se faire entendre. Rugir.

Le verdict tombe. « Atteinte à l’unité de l’Etat ». La prison comme nouvel horizon. À travers les fissures, les écailles de peinture du pénitencier d’El-Harrach, un murmure, un sifflement. L’heure arrive. Celle où les enfants du vent que vous êtes retrouveront le tourbillon. La vie, à laquelle on s’accroche, « aussi difficile soit-elle, toujours plus belle est-elle », peut-on lire quelque part, gravé sous la peau d’un détenu, prête à éclater

père sonne

Autodéfense : faire face à la police et à la justice

Au vue du climat actuel qui s’échauffe, quelques docs pour se défendre.

Face à la police / Face à la justice, Guide d’autodéfense juridique (2016)
infokiosques.net/spip.php?article538
Face à la police/Face à la justice propose une vue d’ensemble en 190 pages des procédures pénales courantes. Enquêtes, perquisitions, fouilles, contrôles d’identité, garde-à-vue, “plaider coupable”, prélèvement ADN, procès, peines, fichiers, droit pénal des mineurs : tous ces sujets, et d’autres, sont évoqués dans les différents chapitres. La machine répressive doit agir au nom du droit : connaître celui-ci, c’est apprendre la langue de son ennemi, c’est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d’échapper aux pièges les plus grossiers et d’user de tous les moyens, même légaux, pour s’en sortir au mieux.

Manuel de survie en garde à vue (2010)
infokiosques.net/spip.php?article1582
On aura beau décrire comment marche la GAV, dans la loi ou dans les faits, on passera toujours à côté d’un point essentiel : comment s’en sortir au mieux, sans aggraver son cas. Il faut avoir bien en tête qu’en GAV on cherche à tout prix à faire parler, à obtenir des aveux. Il importe donc de savoir comment on s’y prend du côté des flics, où est la part de bluff, et où on court un risque en mettant des bâtons dans les rouages de la machine judiciaire (notamment en refusant le fichage). Nous présenterons donc la GAV dans cette perspective : ne pas parler. S’il est nécessaire de s’y tenir, c’est parce que les tribunaux n’ont alors personne à envoyer en prison. Pas de preuves, pas d’aveux, pas de PV : pas de coupable.

Guide du manifestant arrêté (2019)
syndicat-magistrature.org/Le-Guide-du-manifestant-arrete-mis-a-jour-2019-1023
Pour tout savoir sur vos droits si vous êtes : contrôlé·e, arrêté·e, accusé·e, jugé·e en comparution immédiate, fiché·e. Par le syndicat de la magistrature : très jargonneux, mais à jour des dernières lois répressives de 2019.